Délirium très mince...
"Le petit, il est pas un peu chaud ?"...
On se regarde, mon épouse et moi, l'oeil inquiet. Il est 5h45, la journée commence bien. Simon passe sur la table à langer. Il est peu d'humeur à m'aider dans ma vague tentative d'examen clinique. Pas de diarrhée, mais le nez est un peu pris, les mains et les pieds sont plutôt bien chauds. Il est un peu jeune pour que je lui demande si " ça le chatouille ou si ça le gratouille". J'annonce qu'une "prise de température rectale" s'impose. Ca monte, ça monte vite ! P'tin, il va s'arrêter ce thermomètre !!!!! Bon, ça s'arrête à 38,2°C... Un suppo de paracétamol, un nettoyage du nez et on va voir. Cela tombe quand même mal, aujourd'hui, nous avons tous les deux des obligations professionnelles difficiles à écarter. Bon, une heure et demi après, ça va dejà mieux, 37,8°C. Il sourit et il siffle 240 ml de biberon. "Quand l'appétit va , tout va" me dis-je. Il rigole même quand j'achève de l'habiller.
Quand je laisse Simon à la crêche, j'informe la puéricultrice de ce reveil un peu fievreux. "Nous allons surveillez,. s'il y a un soucis, on vous appelle". J'arrive au travail toujours un peu inquiet. En fin de matinée, la crêche rappelle pour me dire que la fièvre est tombée... Soulagement, que je partage au téléphone avec mon épouse. En milieu d'après midi, nouveau coup de fil, la fièvre est revenue à 38,2°C, je donne mon accord pour un suppo ! Je joins à nouveau mon épouse pour l'informer de la situation. Nouvelle inquiétude... "Tu peux passer un coup de fil au médecin". La Pédiatre ne semble pas inquiète par ce que je lui décris. Elle me conseille de renouveller le nettoyage du nez et le suppositoire.
Je travaille dans un bureau paysager. Et à peine ai-je terminé mon coup de fil que mes collègues rigolent franchement ! "Hé, PH, il va falloir être plus zen, car, des 38,2°C, tu n'as pas fini d'en voir !"
" Désolé, les gars, moi, je débute ! "