La politique m'a toujours intéressé, peut-être parce que je suis tombé dedans tout petit. Maintenant, je m'en suis bien éloigné, mais je la scrute de ma petite colline. Dans cette rubrique, pas d'info "off" croustillante mais un buffet froid de réflexions à chaud sur la présidentielle 2007. Je souhaite en garder la trace et mesurer sur moi, avec votre concours, l'influence de la campagne et du brouha-brouha médiatique.
Pour l'investiture PS, ce sera donc Ségolène Royal. J'ai remarqué 2 points : cette prédilection qu'elle a pour le blanc et l'acharnement immédiat d'une partie de la gauche dite "antilibérale". Ce positionnement "virginal" agace surement ceux qui se voudraient "les purs parmi les purs". Bon on en discutera une autre fois "des cathares"...
J'ai regardé dimanche Dominique de Villepin. Efficace, le sourire ravageur, le Premier Ministre s'est montré sous un jour offensif : "rien n'est écrit ! ". On sent bien que sa stratégie est de contester Nicolas Sarkozy jusqu'au bout, histoire d'arriver à lui faire péter un câble. Et actuellement, ça commence à porter ses fruits. Le traitement réservé à Michèle Alliot-Marie est quand même exagéré, au vu du rapport de force au sein de l'UMP. On sent bien que la machine Sarkosy a des ratés. Toutefois, le "Tout sauf Sarkozy" peut avoir ses limites. Le "petit Nicolas" a fait ses classes de jeune politique avec un certain "Jacques C." Il a retenu certaines leçons, en particulier celles sur le caractère relatif des théories politiques, surtout lors des campagnes électorales : je ne crois pas qu'il se laissera enfermer dans le rôle de "l'ultra-libéral buschiste ami des patrons" que Matignon voudrait lui réserver. Il cherchera à faire bouger les lignes, à l'image des discours préparés par
Henri Guaino. Mais le risque est alors de brouiller encore plus le paysage, surtout à l'intérieur de son électorat naturel.
C'est pour cela que je crois que l'UMP empêchera Jean-Marie Le Pen d'avoir ses 500 signatures... Pour éclaircir le paysage et, en levant l'hypothèque FN, créer les conditions d'apparition à droite d'un symétrique de la doctrine "Mitterrand".... La doctrine "Mitterrand" c'est "pas d'ennemi à gauche".
Le bipolarisation sera alors le critère structurant de l'élection. Toutefois, je suis inquiet pour la suite car cette bipolarisation droite/gauche de façade ne correspond plus à la réalité de notre pays (voir le 29 mai 2005).
Le pronostic au 21/11/06 : L'UMP empêche Le Pen de se présenter pour s'assurer un socle à droite. Bayrou peut créer une surprise, surtout si les chiraquiens décident de flinguer Nicolas Sarkozy, mais ce sera plus dur avec une candidate PS comme Ségolène Royal. Idem pour le candidat "alter", si au PS, certains décident de faire du billard à 3 bandes.