Délirium très mince...
![]() | Hier, la France a fait une belle crise d'anglophobie aigue. Ils ne parlent pas comme nous, ils ne s'habillent pas comme nous, et surtout, ils ne pensent pas comme nous... Dans une atmosphère digne de "Fachoda", de nombreux politiques accusent la "perfide albion" d'avoir conduit l'Europe à la crise. Il serait peut-être temps de se calmer avant d'envisager de ressusciter Jeanne d'Arc pour bouter l'Angloy hors de l'Union ou bien de boucher le tunnel sous la Manche. Il est évident que le positionnement de Tony Blair est criticable, car il est sciemment allé au blocage :
En gros, Tony Blair a adopté une posture gaullienne... (et en plus un 18 juin !!!!) . Il a été félicité pour cela par toute la presse anglaise... (aveuglement nationaliste ? )
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| Mais pour autant, faut-il faire griller le rosbif ? Depuis que "les plantagenêts" ont échoué à ravir le trône de France aux "Valois", les Britanniques ont une politique d'équilibre qui vise à ne laisser apparaître aucune puissance dominante sur le continent. Donc si nous souhaitons une Europe puissance, elle ne sera acceptée par eux que s'ils en font partie. Napoléon a cru faire l'Europe par la force et sans l'Angleterre, le résultat a été probant. L'Europe se fera par la Paix et avec les Rosbifs !Quant aux questions que pose Tony Blair, elles ne doivent pas être récusées par le seul argument : "c'est un ultra-libréral donc c'est mal !". Une politique "keynesienne" au niveau Européen ne pourra se faire qu'en dégageant des marges de manoeuvres budgétaires et en faisant des choix de dépenses qui s'orientent vers l'investissement. Donc, cela nécessite quelque part de revenir sur le montant accordé à la PAC, mais aussi de revoir le montant du chèque britannique. Cela s'appelle négocier dans un cadre multilatéral, et c'est bien différent de la politique de "la chaise vide" ou du "volontarisme à coup de menton". La remarque est valable pour les deux cotés de la Manche. PS : je vais aller me visionner un épisode de "the avengers", ah ! Diana Rigg ! Rien que pour son sourire, on ne regrette pas la signature du traité d'entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne, le 8 avril 1904 ! | |