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Délirium très mince...

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Mémoires du goût

Après Cohen le barbare et Domrod, Wawa m'a transmis la patate chaude qui consiste à établir la liste suivante :
"cinq aliments, plats ou autres, qui ont fait partie de votre enfance, et qui vous manquent, parfois, quand la nostalgie vous prend..."

Les "chocolats danois" de Papa.

Dans une période de sa vie, mon père s'est beaucoup déplacé sur Paris. Peut-être pour s'excuser de ses absences, il avait transformé chaque retour à la maison en petite fête. C'était toujours l'occasion de menus cadeaux : une petite boite de légo, un livre, etc... Mais à chaque fois, il n'oubliait jamais de ramener des chocolats danois enfermés dans un tube à section hexagonale. Chaque chocolat avait vaguement la forme d'une petite pièce, à l'image du trésor que constituait nos retrouvailles.

Les "frites carrées" de Marraine.

Ma marraine, c'était ma voisine (j'utilise l'imparfait, car j'ai déménagé depuis. Je lui souhaite encore longue vie, même si ce n'est pas la fome en ce moment). J'ai passé presqu'autant de temps chez elle que chez moi. Marié à un grand amateur de chasse très gourmand, elle n'a pas son pareil pour préparer les plats gascons : les salmis de palombes, les patés de gibier, les garbures, l'oie, le canard et le foie gras sous toutes ses formes...Qu'est-ce que j'ai pu me régaler chez elle ! Mais je garde toujours le souvenir d'une préparation très simple, qui était ma préférée :  des pommes de terres sautées à l'oignon dans la graisse d'oie. Un fondant, un goût que je n'ai jamais pu retrouver. Comme elle coupait les patates en petits dés, j'appelais ce plat des "frites carrées".

Le "souffléet  au fromage" de Lydie.

Pendant quelques années, mes parents menant un vie active trépidante, Lydie a été notre cuisinière. Je pense que sa cuisine était l'expression de sa personnalité : simple, économe et joviale... Elle arrivait à transformer des restes de purée de la veille en délicieuses "croquettes de pommes de terre".  La fin de sa journée coïncidait avec mon retour de l'école, elle prenait le temps de s'inquiéter de mes notes ou des appréciations de mes institutrices. Si par bonheur, mon "carnet" était satisfaisant, je pouvais être sûr qu'en récompense, dans les jours qui suivaient, nous avions droit à du soufflé au fromage. Elle savait que j'en raffolais. En dehors de la dégustation, il y a deux plaisirs avec ce plat : celui de le voir sortir du four, et celui de faire le premier trou dans la croûte, celui qui libére les parfums dans toute la pièce.

Le "jambon" de Jeannot.

Il arrivait souvent à mon père de m'emmener avec lui le mercredi. Mais au bout d'une ou deux heures avec lui, je lui demandais l'autorisation d'aller "chez jeannot", un de ses amis. Jeannot tenait un garage de centre-ville, où il régnait sur deux pompes à essence, un atelier désordonné et un stock de pneus réchappés. Je ne lui connaissais qu'une tenue, un pantalon de bleu de travail et un marcel marine, d'où jaillissait une pilosité digne de la crinière d'un fauve. D'ailleurs, quand il croisait un monsieur bien mis, qui avait le pin's du Rotary, il ne manquait jamais de dire en montrant sa poitrine : "Vous êtes du Rotary, moi, je suis LION'S". Quand j'arrivais chez lui, il me demandait toujours si j'avais faim et, sur un bout de pain de ménage, il me coupait dérechef une tranche d'un jambon de pays, qu'il gardait pour ses casse-croûte. Un jambon peu salé avec de la saveur et du piquant... un truc pas très norme CEE, mais un fabuleux goûter !

Les "omelettes" du restaurant du dimanche.

Le dimanche, nous allions assez souvent en famille dans un restaurant tenu par un ami de mon père. Le service était à l'ancienne : pas à l'assiette, mais au plat. Une trace d'une autre époque, où la première mission d'un restaurateur, le mot le dit bien, était de donner au voyageur l'occasion de se restaurer. En entrée, je commandais souvent des omelettes, ce qui avait le talent de faire rire mes parents. "une omelette, ce n'est pas sérieux ! Tu en manges déjà à la maison". Certes, certes, mais dans ce restaurant, les omelettes, elles avaient des croûtons qu'il n'y avait pas à la maison. Avec application, je dégustais mon omelette en gardant le meilleur pour la fin, les croûtons !!!!

PS : A mon tour, je transmets le questionnaire à Philipppe V. (je peux héberger ton texte), à F.R. quand il sera arrivé à Istanbul et à Bertrand, quand il sera revenu à Valparaiso.

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P
Carole, Domrod > Après avoir écrit la note, j'ai passé mon temps à faire la cuisine : quiche au saumon, christophines farcies, ratatouille....<br /> <br /> Francine> c'est corrigé ! En français, j'ai toujours été bon en questions de grammaire mais nul en dictée...
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F
super j'ai trouvé en relisant quoi faire à manger ce soir !!<br /> une omelette aux pommes de terre !!!<br /> au secours jean -phi ou mamantoune pas d''S à terre !! hin ?
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D
Décidemment, c'est un vrai piège sensoriel ce questionnaire !!! Tout le temps faim moi maintenant...
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C
C'est appétissant tout ça....
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F
il y a un début à tout !<br /> attends qu'il ai des dents ...
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