Délirium très mince...
Il y a quelque jours je visionnais le film non-consensuel de Jean Yanne "Les chinois à Paris" : il raconte comment, sans coup férir, les chinois du président Mao envahissent la France. La satire porte alors sur le comportement des français sous l'occupation de l'Empire du Milieu. Toutefois la fin du film donne une leçon amusante, car les chinois évacuent finalement le pays, non sous les coups d'une résistance victorieuse mais sous l'effet devastateur chez les soldats chinois du bon vivre à la gauloise : la bonne bouffe, les feux de l'amour, la production vinicole. Finalement, une guerre peut se gagner plus par l'influence que par la force.
C'est vers ce type de politique semblait s'être orientés les Etats Unis pour leur "nouveau Moyen-Orient". Elle commencait à donner des signes de résultat au Liban. Le candidat "ultra-fidèle" aux valeurs de la révolution islamique vient de remporter l'élection présidentielle en Iran. Si la situation actuelle en Irak montre les limites de la politique "je montre mes biscoteaux", le résultats iranien montre également les embûches que rencontre une politique de "soft power".
Quant aux chinois de maintenant, ils ont compris la leçon, ils sont toujours à Pékin mais leurs produits sont déjà à Paris...